Publication of the book: 360° sous le soleil d’Allah, [360° in Allah’s Sun]

Current events are always a source of inspiration but often require that a different light be shed on them.

After the terrorist events that struck our country, the theologian, lecturer and writer Élie Saad announces his latest novel: 360° sous le soleil d’Allah.

 

 

And if a novel could provide answers to today’s terrorist threat?

After months of discussions on anti-terrorism, prevention and security measures, the French have learned to live in fear, with disinformation, and sometimes contempt for others. Whereas a part of the 2017 presidential debate concerned withdrawing or not French nationality from future terrorists, the real problem is in the solutions proposed for this scourge.

Answers to questions on death, God’s will, paradise and the relationship to the holy texts cannot be found in psychoanalysts, politicians or sociologists… And apart from armed patrols and concrete blocks, what has been initiated as a genuine response to these events?

According to the author Élie Saad, anti-terrorist measures cannot be exclusively of a security or legal nature. It is vital to work toward prevention and discernment in the realm of religious ideas.

It is critical to know who is the enemy of modernity and secularism: God or his false friends?

The novel 360° sous le soleil d’Allah by Élie Saad is presented as a response to these suicide attacks, through an accessible reflection on the status of the holy books as well as on paradise.

360° sous le soleil d’Allah, a mirror of broken lives, a reflection of incomprehension

“Cédric Destrongville, a convert to Salafism through a Saudi friend, undertakes a rereading of his life. How did he go from a calm life in the prosperous city of Neuilly-sur-Seine near Paris to jihad in Syria?

360 degrees describes his journey from a vague traditional Christianity to Salafist Islam, then to jihadism and ends with an in-depth questioning of his life.

Return to the “starting block” or evolution in his understanding of religion? In any case, a questioning on the fate of martyrs of the faith will change his determination. Is killing oneself and killing others to go to paradise a way to have him participate in the life of God as he had always heard and claimed?”                                                     Jacket copy

Through his novel, 360° sous le soleil d’Allah, Élie Saad has decided to shed light on this escalade of violence that seems however inhuman and unjust in everyone’s eyes.

How does someone become a terrorist? How can anyone think, sincerely and with full awareness, that a terrorist attack will serve god and men? Does the plunge into terrorism only concern the unbalanced, the idiots, those who feel unloved? What real theological response can then be provided to these unnatural actions?…

360° sous le soleil d’Allah appears as a genuine analysis of the phenomenon of Islamist fanaticism erroneously called “radicalization”, its terrorist deviation and the appropriate theological response to this danger. This analysis is presented in the form of novel, a guarantee of greater accessibility.

Élie Saad points out in terms of his book’s scope:

The extent of this terrorist phenomenon, which strikes the West and the Muslim countries, as well as the arbitrariness of the choice of targets, unfortunately means that no answer has yet been found. Spreading this book-message as widely as possible and even translating it, in the near future, into other languages, seems to me an important step toward the understanding of this scourge, toward information and, finally, peace.

History of an enlightening novel, a response to the burning issues of today

On September 30, 2005, the Danish daily Jyllands-Posten published a dozen “caricatures of Mohamed,” in response to the writer Kåre Bluitgen who regretted that no one had agreed to illustrate his book on the prophet. After polemics that lasted several weeks, the French newspapers France Soir and Charlie Hebdo published them in February 2006. Reactions came quickly and it was this same business of the image and beliefs that pushed Élie Saad to write Entre les deux rives [Between the Two Banks], a novel that attempts to bring substance to the questions of the Islamic-Christian debate, including dogmatic questions, and to warn the public about the influence of the Islamist networks on young adults and adolescents.

Whereas this book was well received by the public, a second page of history opened with the terrorist attack on Charlie Hebdo on January 7, 2015. Élie Saad announced:

Following this terrible shooting, I felt the need to write a new work called Rives et derives. It is a sequel to my preceding book but more clearly incorporates the Islamist and terrorist dimension, only presented between the lines in the first work.

But the terrorist attacks in Paris of November 13, 2015 once again shook the author who postponed his work in progress and decided to start a shorter book that was even more direct and accessible. This time, he chose to directly target Islamist terrorist actions carried out in the name of religion. He stresses:

The terrorist attack in Nice brought up in the book made me feel the urgency of starting the writing of the work that gave birth today to 360° sous le soleil d’Allah. This title traces, in four phases, the itinerary of a jihadist whose actions and thought processes we have all had trouble understanding.

 

 

 

Prévenir la radicalisation et l’islamophobie en milieu scolaire : une urgence pour la rentrée 2018/2019.

Je cherche des lycées pilotes pour expérimenter un parcours de prévention de la radicalisation et de l’islamophobie. 

 

A la rentrée 2018/2019, seront de retour dans nos établissements des enfants français de parents partis faire le djihad en Syrie. Or, certains de ces enfants, ont été éduqués à la violence voire à la propagation des idées qui sympathisent avec le terrorisme. Devant un regain d’islamophobie et par conséquent une augmentation de la « radicalisation », n’y a-t-il pas quelque chose à faire ? Faut-il, en matière de prévention de la radicalisation en milieu scolaire, laisser la police être en avance sur les éducateurs, et les préfectures sur les rectorats ? 

Un problème connu d’avance

La procédure de référé devant le tribunal administratif de Poitiers en novembre 2014, demandant de mettre fin à la diffusion par le rectorat de Poitiers d’un document destiné à « prévenir la radicalisation » montre la nécessité d’être prudent quand on traite un tel sujet. Le titre du document indique le cœur du problème : la radicalisation et l’islamophobie vont de pair, la dernière servant de fonds de commerce à la première. Prévenir l’une sans l’autre, peut donc être vu par les islamistes comme une stigmatisation des musulmans ou considéré par les extrémistes comme un oubli volontaire des dérives sectaires et terroristes islamistes.

Le retour en France des enfants de djihadistes nous accule à agir contre le regain d’islamophobie dans le milieu scolaire à la rentrée prochaine. Il faut donc que nous approfondissions la recherche de solutions et profitions des six mois restants de cette année scolaire.

De quoi disposons-nous ?

 

L’EMC en classe de Terminale peut être exploité.

En Terminales, les élèves doivent travailler sur différents thèmes en EMC dont la « laïcité et l’expression des croyances religieuses. »

Les méthodes préconisées sont le partenariat, la recherche documentaire et le débat. Leur pertinence n’est pas à prouver quand il s’agit de l’argent, de la violence ou de la bioéthique. Avec ces sujets, les informations et les connaissances sont capables d’induire une réflexion sur les comportements et les attitudes adéquats. Mais qu’en est-il du thème de la laïcité et de l’expression des croyances religieuses ?

La laïcité et les croyances religieuses, deux sujets particuliers

Si le partenariat, la recherche documentaire et le débat ont été une réussite pour certains sujets, leur pertinence se trouve limitée quand il s’agit de la laïcité et de l’expression des croyances religieuses.

En effet, rester dans le traitement des expressions religieuses, par le biais des informations et des connaissances est insuffisant. La particularité de ce thème vient du fait qu’il rejoint des convictions et des peurs, qu’il touche à l’identité, aux sentiments, à l’espérance, à la vision du monde, au rapport à la mort… Aborder des sujets qui couvrent ces points ancrés profondément dans notre humanité et notre culture, en l’espace de 8 heures de recherche, de débats et de partenariat, laisse tout le monde sur sa faim.

L’autre difficulté vient de la nature même de la laïcité. Elle est un cadre qui garantit la liberté d’expression et de croyance, qui fait développer le sens critique et le débat social, qui trace les limites entre domaine personnel et domaine public… et qui favorise, au final, la paix sociale. Mais elle ne peut pas être réduite à un simple contenu. En quelques heures, les informations et connaissances sur la laïcité peuvent être acquises mais le plus important c’est de pouvoir la situer dans un contexte particulier et concret. Et quand on aborde des sujets concrets, comme les signes ostentatoires d’appartenance religieuse, huit heures de cours ne suffisent pas pour chercher, analyser et approfondir les appréciations multiples de ces sujets dont la confrontation constitue le socle de la démocratie.

Le contexte actuel de terrorisme, avec des appels à ceux qui peuvent agir en loup solitaire à frapper l’Occident, a malheureusement donné un contenu concret et accrocheur au thème de la laïcité et de l’expression des croyances religieuses. Certains établissements ont donc profité de l’actualité brûlante pour prévenir la radicalisation dans le cadre de ce thème. Ce sont de bonnes initiatives. Cependant le problème reste, d’un côté, le manque de temps pour étoffer le contenu et, de l’autre, la difficulté d’accès à la dimension civique et morale.

La réflexion morale et civique n’est ni information, ni connaissance mais questionnement

Je m’explique. On peut par exemple traiter sous trois angles distincts le sujet de la scolarisation des enfants français de djihadistes.

  • Par le biais de l’information : on peut estimer le nombre de personnes concernées par ce problème, informer de leur retour, parler des éventuelles mesures à leur égard, comparer leurs situations dans différents pays…
  • Sous l’angle de la connaissance : on peut comprendre leur drame, analyser les problèmes que peut créer leur scolarisation, réfléchir aux éventuelles solutions …
  • Et enfin par le biais d’une réflexion morale et civique : notons que cette réflexion n’est ni l’information, ni la connaissance mais le questionnement. Elle commence quand nous sommes confrontés à des situations réelles. Quelle est votre attitude, à titre d’exemple, vous qui lisez cet article, si on vous informe que votre enfant, en classe de CM2, se trouve à côté d’un enfant dont les parents ont combattu la France et soutenu les auteurs des attentats terroristes ? La réponse n’est pas évidente et chaque idée devient alors très dense et pèse énormément face au choix et aux conséquences qui en découlent.

 

Un parcours basé sur la questionnement

Face au risque de ne pas accéder à la dimension morale et civique en abordant la laïcité et l’expression des croyances religieuses, au manque de temps pour approfondir ces questions et à la vue de ce qui nous attend comme montée de l’islamophobie et de son corollaire de fanatisme islamiste à la rentrée prochaine, je vous propose l’expérimentation d’un parcours pour les élèves de terminale : Prévention de l’islamophobie et de la fanatisation islamiste (radicalisation). C’est un parcours riche en contenu et dont l’exploitation pédagogique est basée sur le questionnement.

Je suis prêt à fournir des exemplaires en vue d’un projet d’expérimentation à tous ceux que cela intéresse. Je vous serais très reconnaissant de diffuser cette information à vos contacts susceptibles de s’y intéresser

Sortie livre : « 360° sous le soleil d’Allah », un roman pour mieux comprendre religion et terrorisme

L’actualité est toujours source d’inspiration mais réclame aussi souvent l’apport d’un éclairage différent.

Après les attentats qui ont touché notre pays, le théologien, conférencier et écrivain Élie Saad, annonce son tout dernier roman : « 360° sous le soleil d’Allah ».

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Et si un roman pouvait répondre à la menace terroriste actuelle ?

Après des mois à parler de mesures anti-terroristes, de prévention et de sécurité, les Français ont appris à vivre dans la peur, dans la désinformation et pour certains, le mépris de l’autre. Alors que même une partie du débat présidentiel portait sur le fait de retirer ou non aux terroristes en devenir leur nationalité française, le véritable problème se trouve dans les solutions apportées à ce fléau.

Les questions de la mort, de la volonté de Dieu, du paradis et du rapport aux textes sacrés ne peuvent trouver de réponse ni auprès des psychanalystes, ni des politiciens, ni des sociologues… Et mis à part les sentinelles armées et les blocs de béton, qu’a-t-on initié comme véritable réponse à ces événements ?

Selon l’auteur Elie Saad, les mesures antiterroristes ne peuvent pas être uniquement d’ordre sécuritaire ou de nature légale. Il faut aller vers la prévention et vers le discernement dans le domaine des idées religieuses.

Il faut savoir qui est l’ennemi de la modernité et de la laïcité : Dieu ou ses faux amis ?

Le roman « 360° sous le soleil d’Allah » d’Élie Saad se présente comme une réponse à ces attentats-suicides, à travers une réflexion accessible sur le statut des livres sacrés ainsi que sur le paradis.

« 360° sous le soleil d’Allah », miroir de vies brisées, reflet d’une incompréhension

« Cédric Destrongville, converti au salafisme par un ami saoudien, fait une relecture de sa vie. Comment est-il passé d’une vie calme à Neuilly-sur-Seine au djihad en Syrie ?

360 degrés décrit son parcours depuis un christianisme traditionnel non approfondi à l’islam salafiste, puis au djihadisme jusqu’à une profonde remise en question.

Retour à la case « départ » ou évolution dans sa compréhension de la religion ? En tout cas, un questionnement sur le destin des martyrs de la foi, changera sa détermination. Se tuer et tuer les autres pour aller au paradis est-il de nature à le faire participer à la vie de Dieu comme il l’a toujours entendu et prétendu ? »

Quatrième de couverture de l’ouvrage.

À travers son roman, « 360° sous le soleil d’Allah », Élie Saad décide de mettre en lumière cette escalade de la violence qui semble pourtant aux yeux de tous inhumaine et injuste.

Comment devient-on terroriste ? Comment peut-on, sincèrement et en pleine conscience, penser qu’un attentat va servir un dieu et les hommes ? La plongée vers le terrorisme ne concerne-t-elle que les déséquilibrés, les idiots ou les mal-aimés ? Quelle réponse théologique réelle peut-on alors apporter à ces agissements contre-nature ?…

« 360° sous le soleil d’Allah » fait figure d’une véritable analyse du phénomène de fanatisme islamiste appelé à tort « radicalisation », de sa dérive terroriste et de la réponse théologique adéquate à ce danger. Une analyse présentée sous forme romancée, garantie d’une meilleure accessibilité.

Élie Saad précise à propos de la portée de son livre :

L’ampleur de ce phénomène terroriste, qui frappe l’Occident et les pays musulmans, ainsi que l’arbitraire dans le choix des cibles font que malheureusement aucune réponse n’a été trouvée. Répandre au maximum ce livre-message, et même le traduire sous peu en d’autres langues, me semble un pas important vers la compréhension de ce fléau, l’information et finalement vers la paix.

Histoire d’un roman lumière, réponse à une actualité brûlante

Le 30 septembre 2005 le quotidien danois Jyllands-Posten publie douze « caricatures de Mahomet », en réponse à l’écrivain Kåre Bluitgen déplorant que personne n’ait accepté d’illustrer son livre sur le prophète. Après une polémique de plusieurs semaines, les journaux français France Soir et Charlie Hebdo les publient en février 2006. Les réactions ne se font pas attendre et c’est cette même affaire d’image et de croyances qui pousse Élie Saad à écrire « Entre les deux rives », un livre romancé qui tente d’apporter de la matière aux questions du dialogue islamo-chrétien, y compris aux questions dogmatiques, et d’alerter sur l’influence des réseaux islamistes sur les jeunes et les adolescents.

Alors que cet ouvrage est bien accueilli par le public, une deuxième page de l’histoire s’ouvre avec les attentats de Charlie Hebdo, perpétrés le 7 janvier 2015. Élie Saad annonce :

Suite à cette terrible fusillade, j’ai ressenti le besoin d’écrire une nouvelle œuvre nommée « Rives et dérives ». Elle prend la suite de mon livre précédent mais intègre de manière plus claire la dimension islamiste et terroriste, présente seulement en filigrane dans le premier.

Mais les attentats du 13 novembre 2015 bousculent une nouvelle fois l’auteur qui remet à plus tard son ouvrage et choisit d’entamer un projet de livre plus court, plus direct et plus accessible encore. Cette fois, il choisit de cibler directement l’action terroriste islamiste perpétrée au nom de la religion. Il souligne :

L’attentat de Nice évoqué dans le livre, m’a fait sentir l’urgence de commencer l’écriture de ce qui a donné aujourd’hui « 360° sous le soleil d’Allah ». Ce titre retrace, en quatre phases, le parcours d’un djihadiste dont nous avons tous du mal à comprendre les agissements et le mode de pensée.

Élie Saad, un homme de plume et d’actes

Élie Saad naît en 1963 au Liban. Il suit des études de théologie et d’économie dans les universités de Grenoble, Lyon, et à l’université libanaise de Kaslik. Il devient journaliste pour une radio libanaise de 1988 à 1989, puis rédacteur de programmes religieux et sur les relations islamo-chrétiennes de 1989 à 1994.

Suite à ce parcours riche et atypique, il est nommé responsable des formations éthiques et de culture religieuse de plusieurs collèges et lycées français pendant 12 ans. Professeur, conférencier et écrivain, Élie Saad est un homme guidé par sa foi, ses valeurs et surtout par la profonde conviction que le vivre ensemble est possible. Il se spécialise dans les rapports entre christianisme et islam, domaine dans lequel il publie plusieurs ouvrages. Il devient alors en 2010 directeur administratif et financier d’un mouvement d’éducation humaine et spirituelle, le MEJ.

Pour en savoir plus

Site internet : http://www.Radix-editions.fr

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Prévention de l’islamophobie et de la fanatisation islamiste (radicalisation)

Textes éducatifs sur le thème de « La laïcité et l’expression des croyances religieuses »

Objectif et méthode

 

Notre objectif est double : enrayer l’islamophobie c’est-à-dire la peur de l’islam, d’une part et prévenir, d’autre part, la fanatisation religieuse appelée à tort « radicalisation », tout en donnant un éclairage plus concret du fait religieux en le liant à l’actualité.

Tout d’abord, l’islamophobie ne se confond pas avec la haine de l’islam ou le désaccord avec cette religion. La peur relève d’une couche plus profonde que celle de la haine dans la sphère des sentiments. Elle l’alimente et déforme la réalité en balayant toute nuance entre musulman et islamiste, entre celui qui veut suivre des préceptes religieux et celui qui a un projet politique au nom de l’islam, entre celui qui vit dans le respect de la laïcité et celui qui refuse tout cadre laïque… Elle paralyse l’analyse et empêche de voir que tout n’est pas bien, que tout n’est pas mauvais et que tout n’est pas acceptable non plus…

 

Le fanatisme religieux possède son anticorps dans un référentiel qui tient compte de l’existence du fait religieux dans la société. Une laïcité exclusive et antireligieuse ne pourra donc pas faire face à ce processus. Car, elle relève du choix raisonné et du consensus social voulu tandis que le fanatisme réveille des ressentis qui échappent à la volonté et à la raison. De ce point de vue, on peut comprendre les difficultés voire l’échec des « plans d’anti-radicalisation » et de lutte contre l’islamophobie en partant a priori de la notion de laïcité. Celle-ci se situe donc comme un cadre choisi pour garantir la liberté d’expression et le pluralisme des idées et non comme un couvercle sur la pensée refusant tout ce qu’elle n’avait pas préconçue.

 

Face au fanatisme religieux islamiste et aux peurs qu’il peut susciter, notre secours vient de l’approche scientifique de la vérité. Les sciences d’aujourd’hui définissent l’approche de la vérité, y compris scientifique, comme la recherche d’une cohérence systémique. Plus un système est cohérent en lui-même, plus il est véridique. La multiplicité des référentiels permet la coexistence de plusieurs systèmes cohérents. Dans le référentiel religieux, la raison n’est donc pas mise de côté. Au contraire, elle opère comme catalyseur de cohérence ou révélateur d’incohérence à l’intérieur du même système. C’est à ce niveau-là que l’on arrivera à un vaccin efficace et à une action efficiente contre l’islamophobie et le fanatisme.

 

Dans ce recueil, le choix des textes met en jeu la recherche de cohérence à l’intérieur de l’islam. Les textes parlent de situations liées à l’actualité où l’on voit réagir des musulmans pour montrer la possibilité d’avoir des anticorps contre le fanatisme islamique. Ils révèlent d’autres aspects que la peur occulte tel que l’acceptation de la modernité et de la laïcité. Les autres religions, habituées à garder la croyance dans la sphère privée, ne sont pas à l’abri du fanatisme, mais le phénomène n’a pas la même ampleur aujourd’hui qu’avec les projets politiques des islamistes et leur montée rapide en réseaux très actifs partout dans le monde. Ce recueil s’adresse donc tous, croyants ou non-croyants, du moment où l’islamophobie et la fanatisation font débat.

Un regroupement de ces textes en deux parties permet d’aborder l’islamophobie, la dérive fanatique et la violence, d’une part et de situer, d’autre part, le fait religieux en éclairant d’autres côtés de l’islam, marqués par le dialogue et le refus de la violence.

Ces textes sont tirés de différents livres. Chaque texte est suivi d’une proposition pédagogique qui s’articule en deux points :

  • « Compréhension, réflexion, argumentation », partie suivie d’une proposition de mise en mots et prolongements (travail en groupe)
  • « Critères d’évaluation/auto-évaluation » (seul ou en groupe).

L’objectif général au travers des différents textes est de rendre le lecteur (lycéen ou adulte) capable d’identifier et de justifier des constats, de fonder des convictions et de se poser des questions sur un thème donné en lien avec le fait religieux. Ce découpage en trois niveaux : constats, convictions et questions, n’a pour but que d’aider le lecteur à développer en lui la capacité à mobiliser des connaissances, à rechercher leur cohérence et à aiguiser son sens critique. Il servira également de synthèse et d’évaluation/autoévaluation.

Dans le cadre du lycée, les propositions peuvent se faire en plusieurs séances, en classe entière ou en groupe. L’idéal est d’aller jusqu’au bout et de travailler en petit groupe de six ou sept personnes au maximum pour donner une vraie place à l’expression de chacun. Cela implique évidemment la présence d’autres encadrants (parents, éducateurs, documentalistes, intervenants extérieurs…). Toutefois la première partie de l’exploitation pédagogique « Compréhension, réflexion, argumentation » peut se faire en classe entière. L’évaluation/autoévaluation sert de cadre pour faire aboutir un tel travail.

 

Alors bonne lecture !

Table de matière

 

Prévenir l’islamophobie et la fanatisation religieuse ?

Avant-propos : Perdre une guerre à cause de son nom, est-ce possible ?

I- Islamophobie, fanatisation et violence

  • Peur de l’islam ?
  • Un rêve après l’attentat de Nice.
  • Se mettre au-dessus de Dieu et du prophète.
  • Critique de la religion en Occident.
  • L’imminence du châtiment divin
  • Le réflexe tribal
  • Tuer les autres et se tuer pour aller au paradis est un mensonge
  • Sortir de la haine

II-Le fait religieux : nouvelle approche en lien avec l’actualité

  • Face à l’immensité vertigineuse du cosmos
  • L’ADN d’une religion : facteur de stabilité et de cohérence
  • La meilleure religion ?
  • La loi religieuse et son principe
  • Le texte religieux n’est qu’une goutte d’eau devant l’océan de ce qu’une religion peut recevoir.
  • Hallal et la non-violence à la vie
  • Le vrai djihad
  • Le gouvernail de la vie personnelle

Perdre une guerre contre le fanatisme religieux à cause de son nom, est-ce possible ?

Avant propos du livre Prévention de l’islamophobie et de la fanatisation islamiste (radicalisation), Radix-éditions, 2017

Pierre Claverie définissait le dialogue ainsi : «Le dialogue ne consiste pas à échanger des informations, mais à poser à l’autre et à se poser à soi, des questions radicales.» Pour rester cohérent avec cette définition, parlons donc de radicalisation, de la recherche de la radicalité !

 

On me parle de jeunes « radicalisés ».

Non, ils sont « en dérive » fanatique avec le désespoir comme seul horizon ! Pas seulement à la dérive ! Car, ils ne se laissent pas emporter par n’importe quel vent ou courant… Mais en état permanent de dérive puisqu’ils le veulent !

 

Ils sont complétement perdus. Sans port pour s’attacher. Sans rive pour accoster. Sans phare pour se diriger. Car, endoctrinés, ils ne veulent plus de nos ports. Aveuglés, ils ne voient plus nos phares… Et malheureusement, ils s’isolent, s’enferment, passent et coulent.

Vies définitivement perdues ? Réelle incertitude face à l’échec du curatif. Mais malheureusement certains « radicalisés » font sombrer par leur barbarie tant d’autres existences… Et nous assistons impuissants à la folie qui nous surprend par la cruauté et l’horreur des drames qu’elle provoque sous nos yeux. Folie dont nous tentons de nous protéger par des blocs de béton, à défaut d’une véritable prévention…

Racine, radical, radicalisé, radicalité, radicalisation…, tous ces mots viennent du latin radix qui signifie fondement, base. Or, le sens souvent donné à cette famille de mots s’éloigne de l’étymologie.

Quand on manque de mots pour dire le basculement dans le fanatisme religieux, est-ce une raison suffisante pour détourner le sens d’un mot? Et je vois déjà une confusion qui peut rendre fascinantes les dérives fanatiques en les appelant à tort « radicalisation »…

Dans cette appellation erronée savons-nous qui seraient, au final, les enracinés et les sans racines ? Les engagés dans la vie sociale et ceux qui la méprisent ? Les porteurs de fausses promesses et les semeurs d’espérance ? Les dispensateurs des vérités à tout venant et les humbles chercheurs de cohérence dans leurs idées et entre leurs paroles et leurs actes ?

 

Le seul enracinement est celui qui se fait dans la vie pour la rendre plus joyeuse, plus juste, plus paisible, plus vivable, plus fraternelle, plus intense, plus belle, plus créative, plus artistique, plus humaine, plus solidaire, plus riche en humanité plurielle…

Et la radicalité, c’est la mise en question de ce qui parasite l’élan de vie. Elle ne s’oppose pas à la vie. Elle est de la nature de la vie et son outil aussi ! Car, les fausses greffes, la vie les rejette. Les mal-enracinés, la vie les dessèche. Les incohérents, la vie les balaye. Les fausses promesses, la vie les dissipe au vent.

 

Par le questionnement profond, le pourquoi du pourquoi, la radicalité taille dans les idées, dans les promesses et dans les pratiques afin de renforcer la vie et la révéler encore plus belle et plus savoureuse. Mais la dérive fanatique est une illusion d’idées bâtie sur la haine, le mépris et le complexe de supériorité. Elle ne mène pas à la vie car elle la refuse ! Elle isole ses victimes et elle les conduit à la perdition et à la mort.

 

L’application aveugle d’une loi et la pratique mécanique des devoirs religieux ne sont pas une radicalisation mais une superficialisation de la religion et une épidermisation de la réflexion. Car la loi et la pratique religieuses ne sont pas leurs propres principes, mais s’enracinent chacune dans une autre réalité.

 

Oui ! Ce sont les principes qui permettent à la loi et à la pratique de ne pas être figées et idolâtrées. Si dans la laïcité, c’est la constitution qui prime sur les lois et valide les changements de ses articles, dans le milieu religieux, c’est pareil. A titre d’exemple, il y a plus de 2500 ans, les écrits d’Israël ont défini l’amour de Dieu et du prochain comme principe et fondement de la Loi, tout comme la miséricorde, qui signifie acte de pardon et de charité, pour les devoirs religieux…

Non ! Le retour aux racines n’est pas une plongée dans les certitudes religieuses mais un questionnement de la loi et des pratiques jusqu’à leurs principes, jusqu’à leurs cohérences avec leurs bases constituantes. Il n’est jamais une application aveugle des préceptes juridiques et des devoirs religieux en ôtant la raison et l’esprit critique ! Et utiliser d’une manière erronée le terme « radicalisation » islamique parasite le travail des penseurs de l’islam pour définir définitivement et officiellement le principe de la Charia et le sens explicite de leurs pratiques religieuses afin de pouvoir les adapter et les faire évoluer si besoin.

Etre « en dérive » fanatique, n’est donc pas un questionnement radical. Au contraire, c’est se remplir de certitudes. C’est être fan d’une idole. C’est tomber dans l’idolâtrie et déclencher chez le fanatique des passions qui peuvent balayer son sens critique.

Le comble du désastre c’est de voir quelqu’un accuser les autres d’être idolâtres alors qu’il est entièrement dans un processus d’idolâtrie, mais qui est nommé à tort « radicalisation » et qui le rend fier de son acte !

Non, fanatisme et radicalisation sont deux chemins radicalement opposés. Ne nous trompons pas de sens ! L’erreur pourrait être radicalement fatale ! L’enjeu n’est pas celui d’une bataille mais d’une guerre !

 

Je termine par une question. Qu’appelle-t-on le processus qui rend quelqu’un volontairement sourd à tout dialogue, animé par un zèle aveugle et en tenant des propos incohérents ?

Ne cherchons pas trop. La bataille est ailleurs. Osons utiliser un mot plus juste : fanatisation.